Online exhibition
Do our chimeras most resemble us ?
14 Sep - 13 Dec 2026
14 Sep - 13 Dec 2026


© Éléonore Sense
Concluding a multi-year collaboration exploring the intersections between artistic creation and generative artificial intelligence, Centre Pompidou and KADIST, a non-profit contemporary art organization, present an online exhibition of video artworks.

© Éléonore Sense
"Do our chimeras most resemble us?" follows "L’avenir n’est plus ce qu’il était" and "Apophénies, interruptions : Artistes et intelligences artificielles au travail", organized in 2023 and 2024. In Les Misérables (1862), Victor Hugo meditates on the contradictions of human nature, suggesting that, “Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux” — our chimeras are what most resemble us. A mythological beast, the chimera is a composite creature stitched from desire, fear, fantasy, and contradiction. In Hugo's view, a figure for the inner life of humanity in modern society, for everything we project, suppress, and cannot quite name. For this exhibition, this character is revived as we attempt to understand the presence of large language models and generative AI systems as contemporary chimeras — monstrous hybrids assembled from billions of human traces, spliced archives, and the cold mathematics of pattern and prediction. Like the ancient beast composed of incompatible bodies, these systems fuse fragments into something that persuades us of its coherence, its presence, its voice. They speak with our words, recombine our histories, mimic our affect — and in doing so, 32/45 surface a disquieting possibility: that what appears synthesized may in fact be a vivid reflection of ourselves. The works gathered here form a contemporary bestiary — not a catalogue of mythical creatures, but a survey of hybrid image-systems. Here, the monsters are procedural—made of datasets, of accumulation, of images begetting images. While not all of what’s included in these works is generated, much of what circulates on the screen emerges from the vast archive of visual culture, recombined by systems trained on our collective image production. It resembles us because it is composed of images made by us, for us.
Œuvres exposées :
Spéculant sur les promesses prédictives des réseaux de neurones, Agnieszka Polska (née en 1985 en Pologne) conçoit un film de science-fiction écoféministe à partir d’images scientifiques des années 1950.
Sofia Crespo (née en 1975 en Argentine) réinterprète un répertoire visuel ancien, The Book of British Algae: Cyanotype Impressions (1843) de la botaniste Anna Atkins, questionnant la tradition de l’observation scientifique à partir des outils du machine learning.
Elsa Werth (née en 1985 en France) concentre sa recherche sur le langage visuel de l’outil de travail et l’abstraction logique de la programmation informatique.
Egor Kraft (né en 1986 en Russie) rend hommage à l’autoréférentialité de l’art conceptuel en mettant à l’épreuve le recyclage autophage, par l’IA, de données générées.
Jonas Lund (né en 1984 en Suède) détourne les codes du soap opera et du film d’entreprise pour livrer une satire mordante du monde de la tech et de l’industrie du bien-être.
Jon Rafman (né en 1981 au Canada) puise dans les rebuts de l’Internet la matière inquiétante d’un récit visuel dystopique, qui va à rebours de l’optimisme technologique.
Une atmosphère crépusculaire ressort également des recherches d’Emmanuel van der Auwera (né en 1982 en belgique), qui mettent en tension l’image documentaire et le filtrage automatisé de l’information.
Lu Yang (né en 1984 en Chine) explore la pictorialité surréelle des images générées, à la croisée d’une mémoire archaïque et d’un imaginaire futuriste. Son alter-ego numérique, DOKU, porte la voix d’un récit initiatique entre deux mondes.
L’œuvre de Ho Tzu Nyen (né en 1976 à Singapour) déploie, à travers une narration en arborescence, entièrement dérivée de contenus en ligne et étrangement incarnée par des enfants, un questionnement philosophique sur l’exercice du pouvoir.
Calendrier de diffusion :
- À l'ouverture de l'exposition en ligne, l’ensemble des œuvres est présenté simultanément.
- Les neuf œuvres sont programmées ensuite par alternance sur une durée de trois mois.
- Une dernière séquence collective est prévue pour clôturer l'exposition.
When
14 Sep - 13 Dec 2026
Partners
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Cette exposition en ligne représente le 3e temps d’une collaboration entre le Centre Pompidou et KADIST – organisation internationale dédiée à l'art contemporain –, consacrée à l’exploration des liens entre création artistique et outils d'intelligence artificielle générative. Elle fait suite à un colloque « L’avenir n’est plus ce qu’il était » (2023) et à une exposition au Centre Pompidou « Apophénies, interruptions : Artistes et intelligences artificielles au travail » (2024).
KADIST est une organisation d’art contemporain à but non lucratif dédiée à diffuser les œuvres des artistes — de plus de cent pays — représenté·es dans sa collection. KADIST organise des expositions, des résidences ainsi que des programmes physiques et en ligne.